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XVIII-21, Le Baroque Nomade direction Jean-Christophe Frisch

Photo Ensemble XVIII-21 Le Baroque Nomade

Melothesia Æthiopica, le nouvel enregistrement de l’ensemble XVIII-21, Le Baroque Nomade dirigé par Jean-Christophe Frisch disponible le 2 octobre !

Pourrait-on imaginer qu’un orgue, parti de Lisbonne autour de 1600 a été transporté par bateau et à dos de chameau jusqu’au fin fond de l’Abyssinie ? Que les violes de gambe ont résonné au pays du Prêtre Jean ? Qu’à proximité des Sources du Nil Bleu, on trouve encore l’église bâtie par les Pères jésuites, à l’époque où l’empereur Susenyos s’était converti au catholicisme en secret ? Que le plus grand traité de composition du 17e siècle, publié à Rome, contient de la musique en Amharique, la langue des hauts plateaux d’Ethiopie ?

Quand la voix de Cyrille Gerstenhaber s’entrelace à celle de Salamnesh, on rêve à toutes les mélodies qui ont traversé l’Abyssinie au 17e siècle, au mélange de la terre rouge des hauts plateaux et du verre de Murano. Et quand les corps d’ébène des danseurs Melaku Belay et Zenash Tsegaye, en passe de devenir les artistes éthiopiens les plus connus au monde, se délient sur les folies d’Espagne à la viole de gambe, la transe nous effleure…

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Might one imagine that an organ, leaving Lisbon around 1600, was transported by boat and camelback to the heart of Abyssinia? That violas da gamba resonated in the land of Prester John? That near the sources of the Blue Nile, one still finds the church built by the Jesuit fathers at the time when Emperor Susenyos secretly converted to Catholicism? That the greatest 17th-century composition treatise, published in Rome, contains music in Amharic, the language of the Ethiopian highlands?

When the voice of Cyrille Gerstenhaber interweaves with Salamnesh’s, we dream of all the melodies that crossed Abyssinia in the 17th century, the mixture of red earth of the highlands and Murano glass. And when the ebony bodies of dancers Melaku Belay and Zenash Tsegaye, on the way to becoming the best-known Ethiopian artists in the world, loosen up to Les Folies d’Espagne on the viola da gamba, we are close to trance…

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