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Sit Fast

Sit Fast ? Un nom qui éveille la curiosité. Notre époque tournée vers la vitesse lui donnera sans doute un sens erroné, car « sit fast » ne signifie pas « asseyez-vous vite », mais plutôt « asseyez-vous fermement » et écoutez. C’est par cette formule que Christopher Tye (environ 1505-1572) invitait les mélomanes à pénétrer dans le labyrinthe rythmique et harmonique de sa pièce éponyme. Si son nom se réfère donc à l’âge d’or de la musique pour violes de l’Angleterre élisabéthaine, le consort Sit Fast se revendique néanmoins d’une multiplicité d’époques et de styles.
Son répertoire s’étend de la musique anglaise de Dowland, Lawes, Holborne ou Ferrabosco à la musique française de Lejeune, Du Caurroy, Moulinié ou Charpentier, sans oublier évidemment Jean-Sébastien Bach. Alors que de nombreux compositeurs se penchent sur les sonorités à l’ancienne, et parce qu’il est composé de musiciens de leur temps qui adorent la musique contemporaine, la musique improvisée et le jazz, le consort interprète également les œuvres de George Benjamin, Alexander Goehr, ou Caroline Marçot. En 2012, Sit Fast collabore avec trois jazzmen, David Chevallier, JeanPhilippe Morel et Christophe Monniot, pour un projet intitulé « Sit Fast and Fear Not ».

Tous venus de formations sur instruments d’époque parmi les plus renommées, les fondateurs de Sit Fast partagent une même sensibilité musicale, qu’ils expriment avec sincérité et passion. Très vite remarqué, le consort Sit Fast se produit à l’Opéra de Lille, au Théâtre d’Orléans, au Bateau Feu à Dunkerque, au Vieux Palais d’Espalion, au Festival Radio France à Montpellier, au Festival d’Entrecastreaux, au Festival de Saint-Guilhem-le-Désert, au Festival des Heures au Collège des Bernardins, au Midsummer Festival d’Hardelot, au Festival Messiaen au Pays de la Meije et il est régulièrement invité par France Musique.
Leur premier disque, l’Art de la Fugue de Jean-Sébastien Bach, a été salué par la critique et leur prochain enregistrement consacré à Henry Purcell paraîtra en 2015.

« Singe ye trew & care not: for I am trew feare not » («Chante avec vérité et ne te soucie point : car je suis vrai, ne crains rien »), écrit Christopher Tye à la fin de Sit Fast. On ne saurait rêver meilleure devise.

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Sit Fast? A name that arouses curiosity. Our era of speed will probably give it a false sense, because « sit fast » does not mean « sit fast, » but rather « sit firmly » and listen. It was by this formula that Christopher Tye (about 1505-1572) invited the music lovers to penetrate the rhythmic and harmonic labyrinth of his eponymous play. Although the name refers to the golden age of music for violins in Elizabethan England, the Sit Fast consort nevertheless claims a multiplicity of times and styles.
His repertoire ranges from the English music of Dowland, Lawes, Holborne or Ferrabosco to the French music of Lejeune, Du Caurroy, Moulinié or Charpentier, without forgetting Johann-Sebastian Bach. While many composers look at the old-style sonorities, and because it is composed of musicians of their time who love contemporary music, improvised music and jazz, the consort also interprets the works of George Benjamin, Alexander Goehr, or Caroline Marçot. In 2012, Sit Fast collaborates with three jazzmen, David Chevallier, JeanPhilippe Morel and Christophe Monniot, for a project entitled « Sit Fast and Fear Not ».

The founders of Sit Fast share the same musical sensitivity, which they express with sincerity and passion. The Sit Fast consort performed at the Opéra de Lille, the Théâtre d’Orléans, the Bateau Feu in Dunkirk, the Palais d’Espalion, the Radio France Festival in Montpellier, the Festival d’Entrecastreaux, Festival of Saint-Guilhem-le-Desert, Festival des Heures au Collège des Bernardins, Midsummer Festival Hardelot, Festival Messiaen in Pays de la Meije and is regularly invited by France Musique.
Their first album, Jean-Sébastien Bach’s Art of Fugue, was hailed by critics and their next recording dedicated to Henry Purcell will be released in 2015.

« Sing ye trew & care not: for I am trew feare not » (writes Christopher Tye at the end of Sit Fast). One can not dream of a better motto.